ARBONIS - Dominique CLEONIS
 

Pourquoi il faut ne pas pratiquer la taille radicale des arbres ? (Élagage  sévère)   
                             
Sources : Région Wallonne (DGATLP, DGRNE). Drénou : la taille des arbres et arbustes d’ornements IDF.
 
 
croquis élagageNous oublions souvent que, comme nous, l’arbre vit, respire, transpire et se nourrit.
Comme pour nous, l’eau, l’air, la terre et la lumière sont essentiels.
Partout dans le monde et depuis toujours, l’arbre est d’ailleurs symbole de vie.
 
Fournisseur d’oxygène, d’humidité, de nourriture, de remèdes, de tant de matières premières, son rôle est intimement lié à l’évolution de l’Homme, au progrès.
Aujourd’hui, la valeur sociale, écologique, paysagère et patrimoniale des arbres devrait être unanimement reconnue.
 
Beaucoup d’arbres remarquables, témoins de notre Histoire, sont parvenus jusqu’à nous.
Malheureusement aujourd’hui, beaucoup dépérissent faute de précautions élémentaires à l’occasion de chantiers, travaux, taille sévère, aménagements ou activités diverses :
 
 

 


Taille raisonnée
 
 
 

  • A savoir que l’arbre a besoin de ses feuilles pour vivre et être en bonne santé.
 



  • Toute taille non raisonnée nuit au développement de l’arbre ainsi qu’à son système de défense.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Les conséquences de la taille radicale
sont le plus souvent irréversibles sur le plan :
 
  • De la sécurité :
Travail d'un élagueur peu qualifiéUn arbre avec des branches ou une cime nouvellement repoussée sur les chicots de la taille radicale est beaucoup plus fragile.
 
  • De l’esthétique :
La taille radicale mutilante détruit totalement la silhouette naturelle de l’arbre.
 
  • De la santé :
Les plaies engendrées entraînent des risques d’infection et de pourrissement par les champignons qui risquent de gagner tout l’arbre.


 
 
 
Voici quelques idées reçues sur l'élagage sévère:

taille radicale • Elle est économique :
Non, les collectivités locales ainsi que le particulier commencent à réaliser à quel point les tailles radicales passées leur coûtent cher aujourd’hui. Les dépenses nécessaires à l’abattage ou à la surveillance des arbres devenus dangereux, aux tailles de restructurations et aux replantations sont exorbitantes.
  

• Elle permet d’avoir moins d’ombre :
 Non, au contraire, une taille sévère provoque l’émergence de feuilles plus larges portées par des gourmands et des rejets apparaissant de surcroît à une forte densité.



• Elle rajeunit l’arbre, accroît son espérance de vie :
 Non, toute taille mal conduite est un acte traumatisant pour l’arbre, une brèche dans son intégrité, la porte ouverte aux maladies et un affaiblissement de son système de défense. La fragilité de l’arbre peut alors être fatale même en cas d’agressions légères (sécheresse, gel, traumatismes racinaires, attaques par des agents pathogènes...)

• Elle diminue la prise au vent, limite les risques de rupture :
Non, une taille mal conduite entraîne la repousse anarchique d’une population dense de rejets faiblement encrés sur leur support. Par ailleurs, les processus de dégradation du bois interne par les champignons conduisent à fragiliser la structure globale des branches maîtresses et du tronc. Un arbre en bonne santé ne perd pas facilement ses branches. Mal taillé, il peut devenir dangereux.

• Elle est le meilleur moyen de réduire la hauteur d’un arbre :
Non, sur de nombreuses essences, les rejets se développant après une taille sévère, s’allongent particulièrement et l’arbre retrouve sa hauteur initiale en très peu de temps.

• Elle évite la formation de bois mort :
Non, les nombreux rejets se développant après une taille radicale ne sont pas tous viables, après quelques années d’existence .